PRÉSENTATION – Eric Cothenet
Un grand merci à Eric Cothenet pour cette présentation consacrée à l’utilisation et à l’intégration de KVM dans un environnement professionnel.
Au-delà de la simple création de machines virtuelles, la présentation a permis d’aborder les différents choix qui doivent être anticipés lorsqu’une infrastructure KVM est destinée à être utilisée en production : administration, stockage, supervision, sauvegarde, support ou encore reprise d’activité.
KVM ne fonctionne en effet pas seul. Il s’intègre dans un écosystème composé notamment de QEMU, qui assure l’exécution des machines virtuelles, de KVM, qui permet d’exploiter les fonctions de virtualisation matérielle du processeur, et de libvirt, qui fournit une couche d’administration et des API. Des outils comme virsh ou virt-manager permettent ensuite de gérer les machines virtuelles et les hyperviseurs.
La présentation a également mis en évidence l’un des principaux intérêts de KVM : sa grande souplesse. Plusieurs technologies de stockage, outils d’administration ou solutions de supervision peuvent être utilisés selon les besoins. Cette liberté implique toutefois de faire les bons choix dès la conception de l’infrastructure.
Parmi les éléments abordés :
- le fonctionnement de l’écosystème QEMU, KVM et libvirt ;
- l’administration des machines virtuelles avec virt-manager, y compris à distance via SSH ;
- les différents choix de stockage, notamment QCOW2, LVM et Ceph, et leurs conséquences sur les performances, les snapshots et les sauvegardes ;
- l’utilisation de solutions plus intégrées comme Proxmox VE, notamment avec Ceph pour construire une infrastructure hyperconvergée ;
- la coexistence des machines virtuelles et des conteneurs avec des technologies comme KubeVirt et OpenShift Virtualization ;
- la supervision de la couche de virtualisation à l’aide de solutions comme Prometheus, Grafana, Zabbix ou Nagios ;
- l’importance du principe du moindre privilège pour les outils qui communiquent avec libvirt ;
- les différences entre sauvegardes crash-consistent et application-consistent, ainsi que le rôle du QEMU Guest Agent ;
- les possibilités de migration depuis d’autres plateformes, notamment la conversion de disques VMDK VMware vers QCOW2 ;
- et surtout, l’importance de tester régulièrement les restaurations afin de vérifier qu’une sauvegarde est réellement exploitable.
Un autre point important concernait le support.
Une solution peut parfaitement répondre aux besoins techniques d’une entreprise sans nécessairement offrir le niveau de support attendu pour une infrastructure critique. Lorsqu’un service doit demeurer disponible en permanence, la possibilité d’obtenir une assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 peut devenir un critère aussi important que les caractéristiques techniques de la plateforme.
Des partenaires spécialisés peuvent également compléter le support disponible autour de certaines solutions. L’objectif est donc de définir à l’avance le niveau de service dont l’organisation a réellement besoin et de s’assurer que l’écosystème retenu peut y répondre.
La présentation a enfin rappelé un principe essentiel :
Une sauvegarde n’est réellement validée que lorsqu’elle a été restaurée avec succès.
Un test ne doit pas seulement vérifier que la machine virtuelle redémarre. Il doit aussi permettre de confirmer que les données sont présentes, que les applications fonctionnent correctement et que les services nécessaires sont disponibles. Ces restaurations doivent idéalement être réalisées dans un environnement isolé afin de ne pas perturber la production.
Cette présentation a ainsi montré que l’intérêt de KVM réside autant dans ses performances que dans sa flexibilité. Cette souplesse demande toutefois de penser l’infrastructure dans son ensemble.
Créer une machine virtuelle est relativement simple. Le véritable enjeu consiste à s’assurer qu’elle restera administrable, supervisée, sauvegardée, restaurable, supportée et maintenue dans le temps.
Merci !
Intégration de KVM en entreprise